Botanique
> Le bois d'Agar

C'est de loin le plus estimé de tous les encens, sous sa forme la plus pure, il vaut plus cher que son poids en or ! La suite...

> Le bois de Santal
Un des ingrédients les plus anciens utilisé dans la composition des encens, le bois de santal est connu depuis au moins 4.000 années. La suite...

> Les secrets de la botanique
Pour en savoir plus sur les plantes, résines, feuilles, fleurs ou bois qui composent les encens que vous avez choisi, suivez les liens ci-dessous et découvrez (en anglais) tous les secrets des plantes. La suite...

> L'encens Sang de Dragon

Résine rouge exsudée par les écailles des fruits de palmiers grimpants des Indes orientales.
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Fabrication
> Quelques recettes

Résines, batônnets
> Il y a encens et encens
Originellement l’encens n’est en fait que la résine produite par un petit arbre de la famille des térébinthacées (Burséacées), le Boswelia sacra. La suite...

> Encens, mode d'emploi


Histoire
> La route de l'encens

Depuis des temps immémoriaux, les résines de myrrhe et d'oliban sont utilisées pour le culte ou l'usage quotidien dans toute la partie orientale de la Méditerranée. Issues des régions de production situées dans le sud de la péninsule arabique (actuel Yemen et Oman) et dans la pointe est-africaine (actuelle Somalie), ces résines précieuses et prisées ont été, dès le premier millénaire avant notre ère, l'objet d'un commerce florissant et dynamique.
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> Le Kôdô,
la cérémonie de l'encens au Japon

Le kôdô, cérémonie au cours de laquelle les participants apprécient les fragrances exhalées par les bois parfumés que l'on brûle selon les règles traditionnelles, est un art qui demande une haute spiritualité et une grande culture.
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> Le roi des parfums de l'orient
En Chine, parfum et encens sont désignés par le même caractère : Xiang (Hsiang ou Hiang).

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Spiritualité
> Les religions et l'encens
Quoi de plus fascinant, de plus ensorcelant, que des volutes de fumée odorante qui s'élèvent vers le ciel ? L'offrande de l'encens crée le climat propice à l'élévation spirituelle.
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> La symbolique de l'encens

Ne suffit-il pas d'assister à une cérémonie religieuse pour éprouver, même contre son gré, la magie de l'encens ? ses volutes bleutées qui emplissent le sanctuaire le purifient, ainsi que le prêtre et les assistants. Elles montent vers le ciel, telle l'offrande qui lui fût de tout temps destinée.
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Ailleurs
> Yemen : "De l'encens pour parfumer ou pour exorciser"
De nos jours, l'encens est largement répandu au Yémen particulièrement à Hodeida, Sanaa et Taiz. Le gens considèrent l'encens comme tout à fait important dans leurs vies. Ils l'achètent pour des sommes considérables à des gens d'Aden et Lahaj qui font et vendent toujours l'encens à toutes autres parties du pays. (Yemen Times)
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> Egypte : Le kyphi, l'encens mythique des Egyptiens, à nouveau créé
Un centre de restauration des musées, un industriel et un "nez" ont reproduit ce parfum qui va être présenté, le 5 avril, au Caire pour mieux comprendre la chimie et les tours de main des "cosméticiens" de l'ancienne Egypte. (Le Monde.fr) La suite...

L'encens
symbole biblique

Forum
L'univers de l'encens
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Interview
Rencontre avec Michel Pryet,
fondateur d'Encens du monde (manuscrit.com)

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Pour aller plus loin...


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Des images dédiées à l'encens...


UNE ROUTE MYTHIQUE...

Depuis des temps immémoriaux, les résines de myrrhe et d'oliban sont utilisées pour le culte ou l'usage quotidien dans toute la partie orientale de la Méditerranée.

Issues des régions de production situées dans le sud de la péninsule arabique (actuel Yemen et Oman) et dans la pointe est-africaine (actuelle Somalie), ces résines précieuses et prisées ont été, dès le premier millénaire avant notre ère, l'objet d'un commerce florissant et dynamique. Une des références les plus anciennes concerne l'Egypte et le commerce de la myrrhe avec le pays de Punt (actuelle Somalie), plus de 15 siècles avant JC. Gros consommateurs de myrrhe, élément essentiel pour embaumer les morts, les Egyptiens ont été à l'origine du commerce de l'encens.

Plus tard, lorsque les relations avec le pays de Punt se sont raréfiées, les Egyptiens se sont tournés vers l'Arabie et la voie caravanière. La route terrestre de l'encens était née. Dès lors, et pendant plus de 10 siècles, cette route mythique de l'encens a approvisionné en résines précieuses le monde oriental et le monde classique.

Au IX° siècle av JC, la reine de Saba, décidée à rencontrer le roi Salomon, troisième roi des Hébreux et successeur de David, emporte dans son périple, un convoi énorme d'hommes et de chameaux chargés d'or et d'encens. Dès le VII° siècle av JC, une route terrestre est en place, de manière prouvée, depuis les régions de production, le Dhofar, l'Hadhramawt, le Mahra et le Punt relié à la côte arabique par des liaisons maritimes, jusqu'au port de Gaza, passage obligé vers le commerce méditerranéen.

Au cours des siècles, toute une économie florissante s'est mise en place le long de cette route terrestre assurant le développement de nombreuses cités et oasis situées dans la partie occidentale de la péninsule arabique. Ainsi, au départ de Qana (Bi'r Ali), de Salalah, les caravanes chargées de myrrhe et d'oliban prenaient la direction de Sayun (saiun), de Shibam, de Marib (dans la contrée de saba) avant de prendre la route de la Mecque puis de Yathrib (Médine) et de continuer leur périple vers le nord, par Dédan (Al-Ula), Al-Hijr (Mada'in Salih) avant de traverser le Wadi Rum (situé dans l'actuelle Jordanie) pour arriver à Petra, dernière étape avant le port de Gaza. De là, les navires chargés de ces précieuses senteurs, désservaient les pays méditerranéens, l'Europe...

Ainsi, en trois ou quatre mois, durée raisonnable pour acheminer l'encens de Qana à Gaza, les résines mystiques passaient de contrées inconnues sur lesquelles couraient mille légendes et histoires fabuleuses au monde connu et "civilisé", le monde méditerranéen. Jusqu'au début de l'ère chrétienne, la route terrestre de l'encens fut essentielle et prospère. Son déclin s'amorça sous la pression des tribus arabes qui vinrent déstabiliser les cités-états sudarabiques et entravèrent, par d'incessantes attaques le trafic des caravanes. De plus, le développement des voies maritimes au temps des Grecs et des Romains et la mise en évidence de l'existence des vents de moussons (1er siècle av JC) ont permis d'emmener les navires jusqu'en Inde.

Dès lors, la route de l'encens allait faire place à la route des aromates et devenir un axe mineur en comparaison de la route des Indes. L'encens d'arabie et d'Afrique, concurrencé par les encens venus d'orient, continua pourtant de brûler en grande quantité dans le monde romain. A l'aube du XIV° siècle, la production d'encens arabique s'était, certes, ralentie mais elle trouve toujours preneur et Marco POLO, de passage près d'Aden (Yemen) remarque une forte production d'encens blanc dont les seigneurs tirent grand profit.

Aujourd'hui encore, au Yemen et en Somalie, on extrait toujours la précieuse résine d'oliban selon les méthodes ancestrales même si la majeure partie de la production est réservée au marché intérieur.

 

 

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